Avec ses fleurs bleues 1et ses aiguilles, il évoque la Provence. Très aromatique, il s’utilise à petite dose mais sa présence est indispensable dans maintes recettes.

Son nom provient du latin et se traduit par “ rosée marine ”. Et, si les Grecs et les Romains le rangeaient parmi les herbes sacrées, il a depuis toujours sa place dans les apprêts culinaires. Ce sont néanmoins les abeilles qui, les premières, se sont montrées très friandes de ce nectar qui parfume si bien le délicieux miel de Narbonne ou miel de romarin.

Dans les recettes traditionnelles, le romarin excelle avec le veau, le porc, l’agneau et le gibier rôtis.

Pour cela, il suffit d’enfoncer quelques aiguilles de romarin dans la viande ou de placer un bouquet dans le jus de cuisson. Il relève aussi avec brio les légumes méridionaux, en particulier les tomates et les aubergines.

Avec les poissons et les fruits de mer, il est indissociable de la soupe de favouilles (petits crabes verts) provençale. Vous l’aimerez aussi dans le ventre d’une dorade prête à griller au barbecue ou à braiser au four. Dans tous les cas, préférez le romarin frais et coupez-le très finement avec des ciseaux ou réduisez-le au robot-mixeur afin de ne pas retrouver ses aiguilles coriaces sous le palais.

 

Autres contrées, autres usages

Au Nord de l’Europe, le romarin entre dans la composition de quelques spécialités.

Aux Pays-Bas, il se joint à la bière pour la cuisson des poissons de rivière. Au Danemark, il sert au fumage de l’anguille.

En Allemagne, c’est un des ingrédients des fameuses saucisses de Brunswick.

Au chapitre des douceurs, un brin de romarin parfume agréablement le lait utilisé pour un pudding ou un flan. Enfin, n’oubliez pas les fleurs qui peuvent décorer une salade de façon originale ou être enrobées de sucre à l’instar des violettes.